Des fissures et des fuites détectées sur le cargo Baltic III, échoué à Terre-Neuve
La Garde côtière canadienne continue d’évaluer l'état du MSC Baltic III, le cargo échoué depuis la fin de semaine dernière sur la côte ouest de Terre-Neuve. Le moteur de ce navire de marchandises est tombé en panne le 15 février, en pleine tempête hivernale. Le cargo s’est échoué sur des rochers de la baie de Cedar Cove, près de Lark Harbour. Les 20 membres d’équipage ont été secourus le jour même lors d’une opération de secours avec un hélicoptère Cormorant. Les opérations de secours sont compliquées en raison des forts vents et de la mer très agitée. Photo : Facebook/Tim Woods - NL Maritime Des conditions météorologiques difficiles ont ensuite ralenti les opérations de la Garde côtière canadienne, notamment sa capacité d'utiliser de l’équipement d’intervention pour évaluer l'état du navire. Vendredi, le brise-glace Jean Goodwill est arrivé sur les lieux avec de l’équipement d’intervention supplémentaire. Malgré des rafales de vent de plus de 100 km/h enregistrées au port de Lark Harbour, les équipes ont réussi à monter à bord du MSC Baltic III pour continuer leurs observations. Dans une mise à jour vendredi, Bruce English a confirmé qu’une fuite avait été détectée sur le MSC Baltic III. Il a précisé qu’il s’agit d’un La communauté de Lark Harbour, sur la côte ouest de Terre-Neuve. Photo : Radio-Canada Une équipe de plongée a aussi confirmé vendredi que 75 % de la coque du navire repose sur le fond marin. Parallèlement, aucune pollution n’a été observée à partir du rivage ni du haut des airs par les équipes maritimes. L’entreprise américaine T&T Salvage, spécialisée en interventions d’urgence dans le domaine du transport maritime, est sur les lieux et évalue les possibilités de remorquage du navire. La Garde côtière canadienne indique que l’évaluation du MSC Baltic III se poursuit au fur et à mesure que l’état de la mer le permet. Bruce English note que la sécurité des équipes d’intervention est une des priorités actuelles de la Garde côtière canadienne. Par ailleurs, afin de faciliter les opérations et de soutenir les efforts en matière de sécurité maritime, une zone d’urgence a été établie autour du navire, dans l’eau, dans le ciel et sur terre. La Garde côtière canadienne demande au public de ne pas s’approcher de cette zone en raison de la présence d’un de ses hélicoptères au-dessus du navire. Le vol de drones de particuliers y est aussi interdit. Avec des renseignements de Paula Gale, de 
Ça a été une semaine pénible à attendre pour obtenir de l’information
, déclare Bruce English, officier supérieur de l’équipe d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne.Aucune pollution observée
mélange d’eau huileuse
dans la salle des machines ainsi que d’eau dans certaines cales de chargement. Une déformation de la coque a également été observée.
Sécurité des équipes avant tout
On a réussi à évacuer 20 personnes sans qu’aucune d’elles soit blessée pendant la tempête
, a-t-il rappelé. On ne veut pas non plus que des intervenants se blessent en montant à bord.
Tout le monde est curieux
, a commenté Bruce English. Je le serai moi aussi si cela se passait derrière chez moi. On demande néanmoins aux gens de ne pas s’approcher du secteur.
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